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11/12/2009

Un livre qui justifie le viol : Suite juridique : lire le commentaire écrit le 10/10/09

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DECISION DU 4 DECEMBRE PAR L’ORDRE DES MEDECINS : 3 mois d’interdiction d’excercer pour le Dr Dubec

Quand les "spécialistes" s'y mettent...
Les Editions du Seuil ont publié en février 2007 un livre de Michel Dubec : Le Plaisir de tuer. Le docteur Michel Dubec est psychanalyste, mais c'est surtout un expert psychiatre national auprès des tribunaux. Dans ses écrits , il justifie les violences faites aux femmes, et même les viols, au nom de la sacro-sainte nature de la sexualité masculine... Lire l'article: http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2886

Signer la pétition en  envoyant  un e-mail en indiquant vos nom et prénom, votre région,  facultativement vos qualité, profession, si vous êtes membre d'une association... à contrelepsyquijustifieleviol@voila.fr

Commentaires

Je me permets de venir vers afin de vous informer que le Docteur Michel DUBEC, expert psychiatre auprès des tribunaux, a été convoqué devant la Chambre Disciplinaire du Conseil de l’Ordre des Médecins - au 9 rue Borromée, Paris 15ème - toute la journée du mardi 22 septembre 2009 - faisant face à huit plaignants le matin, et deux (trois étant convoqués) l'après-midi.
La séance a été publique. Plusieurs autres plaintes ont également été adressées au Conseil de l'Ordre et seront traitées ultérieurement.

Michel Dubec est tristement célèbre pour « Le Plaisir de Tuer », complaisant récit autobiographique où il exhibe, entre autres, l’admiration teintée d’envie que lui inspire le tortionnaire-violeur -tueur < > : Guy Georges; ce livre a d'ailleurs valu à son auteur une pétition de près de 1350 signataires à son encontre et adressée au Garde des Sceaux.

Ce 22 septembre 2009, le Dr Michel Dubec a tenté de répondre de l’accusation de diffamation et d’insultes racistes envers Maurice Joffo (auteur de « Pour Quelques Billes de Plus »). Cet expert a déjà été condamné le 15 février 2008 au TGI de Paris pour insultes et insultes publiques à caractère racial (que vous trouverez en pièce jointe).

Ainsi, cette journée fut l'occasion à ce que plusieurs autres plaignants et avocats expriment leurs désaccords envers ce médecin - toujours en exercice et encore aujourd'hui expert psychiatre auprès des Tribunaux et à la Cour de Cassation - qui dans ce même livre déroge à son droit de réserve inhérente à sa profession. La présidente du CO a pu en effet considérer que le secret médical avait été violé. De même, l'avocate de l'Ordre des médecins a-t-elle pu estimer que Michel Dubec « n’a pas mesuré la portée et la gravité de ses actes » et de ce fait « discrédité l’ensemble du corps médical », en se livrant notamment dans son livre à des propos indignes, des injures haineuses, et même des considérations ordurières au sujet des personnes qu'il a expertisées dans le cadre de son exercice professionnelle, via sa mission d'expert psychiatre.

Parmi les paroles des avocats, on retiendra qu'ils considèrent l'ouvrage de Dubec caractérisé par le « pathos résultant d’une maïeutique accouchant des problèmes intérieurs de Michel Dubec » ; « On vous fait comprendre qu’il serait intouchable, voire que sa notoriété l’autorise à dire n’importe quoi, » gronda- l'un des avocats, estimant que cet expert « règle ses problèmes à travers ses patients » et qu’il serait « une sorte de danger public >>. Enfin, il sera dit dans cette Chambre disciplinaire que Michel Dubec était presque toujours désigné expert pour les procès à grand retentissement « en raison de copinages de palais de justice ».

Écrit par : CESTMOI | 10/10/2009

Merci à vous pour ces nouvelles, j'ai remonté la note.

Écrit par : maquin françoise | 10/10/2009

SUITE DE L'affaire je me permets de revenir vers vous,
Notre pervers national a donc fini par faire appel de la décision de la Chambre disciplinaire de l'Ordre départementale des médecins. En vérité, il l'a fait CONTRE MOI et pour gagner du temps, se faire encore et toujours passer pour une victime, lui qui connaît depuis 25 ans les décisionnaires en matière judiciaire et tous les journalistes qui font la pluie et le beau temps dans leur presse...
Il s'agit pour nous de faire montre de derniers gros efforts car je risque trois ans fermes pour ...quelques cartes postales faits pour lesquels j'ai déjà été emprisonnée...6 mois !
Notre seul grande force, c'est d'inonder le plus de sites possibles de mon histoire, y compris avec pièces attachées pour preuves.
Il m'arrive une très grosse injustice. Pourriez-vous en faire part et poster LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE ce qui m'arrive;
En vous remerciant d'avance.
Voici un site (qui n'est pas le mien) où vous trouverez des éléments de l'affaire :
http://lesboseparatiste.canalblog.com/archives/2009/11/30/15988539.html
Bien cordialement,
Brigitte Brami

Écrit par : colombe voyageuse | 04/02/2010

> (le ou les poètes, c’est-à-dire les patients de dubec …)

Je me permets de venir vers vous au sujet de dont vous avez peut-être entendu parler.

Je vous remercie d'avance d'en prendre connaissance.

SUITE DE L'affaire dubec

Notre pervers national a donc fini par faire appel de la décision de la Chambre disciplinaire de l'Ordre départementale des médecins. En vérité, il l'a fait CONTRE MOI et pour gagner du temps, se faire encore et toujours passer pour une victime, lui qui connaît depuis 25 ans les décisionnaires en matière judiciaire et tous les journalistes qui font la pluie et le beau temps dans leur presse...
Il s'agit pour nous de faire montre de derniers gros efforts car je risque trois ans fermes pour ...quelques cartes postales faits pour lesquels j'ai déjà été emprisonnée...6 mois !
Notre seule grande force, c'est d'inonder le plus de sites possibles de mon histoire, y compris avec pièces attachées pour preuves.
Il m'arrive une très grosse injustice. Pourriez-vous en faire part et poster LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE ce qui m'arrive;
En vous remerciant d'avance.
Brigitte Brami





Lu dans un site qui reprend de façon assez complète l’affaire :





30 novembre 2009
Affaire Brami-Dubec
Addendum du 30 novembre 2009 :

J'aurais une information, non vérifiée mais de source proche, selon laquelle Brigitte n'aurait fait qu'écouter son avocat en ne se présentant pas à l'audience de correctionnelle du 15 octobre 2009… Précisons tout de même qu’elle était hospitalisée depuis un mois et a livré à la justice tous les documents faisant foi que son état était incompatible à sa présence à l’audience.

Un avocat qu'on n'entend pas vraiment depuis le début de cette affaire.

Je ne sais pas si c'est vrai, peut-être bien, mais toujours est-il qu'elle se défend très mal en justice ou dans les médias.

Peut-être n'est-elle tout bonnement pas capable de monter une défense en justice correcte ni de se protéger en général...

D'après le journaliste "Jef Tombeur" elle aurait été condamnée non pas il y a 15 ans, mais en mars 2008 à un premier verdict de 15 mois d'emprisonnement et aurait effectué 8 mois, donc elle est allée en prison pour la première fois de sa vire et en est sortie il y a seulement un an tout juste, en novembre 2008, ce qui doit bien déboussoler quelqu'un surtout si elle n'a fait qu'embrayer aussitôt sa sortie sur des pétitions contre le livre de Dubec qu'elle venait de découvrir et ne soupçonnant pas je suppose une deuxième assignation consécutive qui interviendra le 15 octobre 2009, voir articles intervenus juste après la dernière condamnation toute récente de Jef Tombeur sur come4news et de Michèle Dayras sur Sisyphe.

Dur de juger et un peu tard pour la rencontrer maintenant qu'elle est laissée à son triste sort de cavaleuse solitaire et dans une bien mauvaise passe !

Je reproduis ici un article de Michèle Dayras (Sos-Sexisme) paru sur Sisyphe

http://sisyphe.org/spip.php?breve1407

Puis un article paru sur Come4news, signé du journaliste "Jef Tombeur"

http://www.come4news.com/m-dubec-un-expert-judiciaire-aussi-conteste-qu-encense-747920

Et je ne résiste pas à vous inviter à suivre ce lien pour une caricature du Dr Dubec par Emeline du blog Le Féminin l'emporte :

http://femininlemporte.canalblog.com/archives/2008/02/29/index.html

Article de Sisyphe : http://sisyphe.org/spip.php?breve1407 :








jeudi 22 octobre 2009
Quand la justice française dérape !

Le Docteur Dubec (associé à son ex-femme) a porté plainte pour la deuxième fois, le 13 mars 2008, contre son ancienne patiente, Madame Brigitte Brami. Cette nouvelle procédure a porté sur trois cartes postales d’hommes nus -photographies non pornographiques - qu’elle lui aurait adressées en 2007, selon Me Kiejman.

Cet avocat a ressorti de son chapeau de magicien des faits pour lesquels Madame Brami avait déjà été punie d’une peine d’emprisonnement de plusieurs mois en 2008, puisque l’envoi de ces cartes a précédé la première plainte à son encontre.

Ce fractionnement intentionnel des plaintes du Dr Dubec - qui sait s’il n’en inventera pas une troisième demain ? - constitue un abus de droit.

En vertu du délibéré du 15 octobre 2009, Brigitte Brami a écopé de 15 mois de prison fermes, auxquels s’ajouteront les 10 mois de sursis de l’an dernier.

Pourtant, dans notre pays, on ne peut condamner une personne deux fois de suite pour des faits identiques.

Mais que vaut la législation française pour le Dr Dubec ? Rien apparemment !!!

Rappelons que le Conseil de l’Ordre des médecins de Paris, auquel j’avais signalé en février 2008 la dangerosité du livre du Dr Dubec, Le plaisir de tuer, m’avait inventé une « plainte » contre ce confrère avec date de dépôt, une « conciliation », une ‘absence d’excuse’ pour mon absence à cette conciliation dont je n’avais pas connaissance, une date de « désistement » de cette plainte, tout simplement pour me ridiculiser en me faisant perdre devant la Chambre disciplinaire, puisqu’un expert comme Dubec ne peut être condamné par la juridiction ordinale… Lire ici. Signalons que le journal, qui a interviewé le Dr Dubec début 2008, a rapporté sans ciller les mensonges de ce dernier : "Une autre plainte du praticien est aujourd’hui à l’instruction, qui vise des faits postérieurs." Or, il ne s’agissait pas de faits postérieurs, mais de faits antérieurs au premier jugement, et Dubec le savait pertinemment ! Lire ici.

Ce médecin semble jouir d’une impunité que l’on peut questionner. Serions-nous dans une République bananière où le fait du Prince remplace la justice ?

Docteure Michèle Dayras, (ex. Médecin Chef en radiologie, Présidente de SOS Sexisme)

www.sos-sexisme.org/






Article de Come4news : http://www.come4news.com/m-dubec-un-expert-judiciaire-aussi-conteste-qu-encense-747920 :

Le 20 avril 2009, le chroniqueur judiciaire du Figaro signait un article totalement hors actualité qui fleurait bon la complaisance. Intitulé : « Les tourments d’un expert agréé par la Cour de cassation », il était consacré essentiellement au différent opposant l’expert psychiatre et essayiste mondain Michel Dubec à une certaine Brigitte B. Laquelle avait été condamnée, pour l’avoir « harcelé » à de la prison ferme… Nous publions ci-dessous le droit de réponse qu’elle vient d’adresser à la rédaction du Figaro.

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Bien étrange article que celui de Stéphane Durand-Souffland, le principal chroniqueur judiciaire du Figaro. Tout d’abord, en corps de texte comme en légende de la photo, il mentionne une condamnation à « dix-huit mois de prison, dont huit ferme ». La prison « ferme », qui est un vocable jargonnant de journaliste (c’est plus simple à exprimer ainsi), n’est évidemment pas mentionnée dans le jugement (rendu par Martine, Isabelle Pulver, Aïda Traore, magistrates du siège, à l’issue de l’audience du 12 mars 2008, le ministère public étant représenté par Corinne Moreau). Il suffisait à notre estimé confrère du Figaro de se rendre au greffe (et de demander en particulier, si cela était possible, à Aurore Davy, présente à l’audience) pour vérifier les dires de Michel Dubec. Il aurait constaté que Brigitte Brami, car c’est d’elle qu’il s’agit, n’avait été condamnée qu’à quinze mois « d’emprisonnement » (il y a d’autres qualifications pour définir la détention) et 3 000 euros de dommages et intérêts. Dans sa grande mansuétude, le tribunal n’infligeait pas d’amende, se contentant des habituels 90 euros de « droit fixe de procédure ».



Une peine insolite au regard des faits

Quinze mois, c’est seulement trois à huit de moins que ce qui est souvent infligé à des hommes violents se livrant à des voies de fait ou infligeant des coups et blessures à d’anciennes compagnes qu’ils harcèlent avec une formidable insistance, crevant les pneus de leur véhicule, se livrant à des scènes sur les lieux de travail ou de vie, &c. Il suffit de voir Michel Dubec (en photo sur Le Figaro) et de voir Brigitte Brami pour comprendre que les allégations relayées par Me Georges Kiejman (un ténor ami de Michel Dubec), faisant état d’agression physique de la part de la cliente du cabinet de Me Julie Noyal étaient fantaisistes au pire, assurément disproportionnées pour le moins... Brigitte Brami est une petite femme de très faible corpulence, qu’on ne peut cependant qualifier de malingre en français ou de « midget » en anglais, bien peu sportive, et qui, à la jeune quarantaine, n’est certes plus portée à faire le coup de poing si tant était qu’elle se soit jamais livrée à de vraies violences. Cependant, le tribunal a fait état de « violence aggravée par deux circonstances suivie d’une incapacité excédant pas huit jours. ». Ce qui est aussi allégué, c’est que Brigitte Brami aurait dénoncé son ancien psychiatre traitant au fisc, à la Sécurité sociale, au conseil de l’Ordre des médecins et à celui des experts. Pour les deux dernières instances, les faits sont patents, avérés, constants (non contestés par les parties), pour la CPAM , on accordera au tribunal le bénéfice du doute, mais pour le fisc… Plus d’un contribuable serait curieux de voir la ou les pièces fondant cette… opinion. Le fisc, tout comme les Douanes, est peu enclin à produire des lettres de dénonciation.. Mais il ne s’agit pas, ici, de traiter de choses jugées, surtout si le délai d’appel est dépassé, ni de contester que Brigitte Brami ait pu avoir, à l’égard de Michel Dubec, une attitude qu’un autre psychiatre a pu qualifier de « délirante ». Il s’agit de relever que Brigitte Brami a bénéficié d’une levée d’écrou au bout de huit mois, que la présentation du Figaro est erronée, et on peut suggérer quelques possibilités d’explication.



Brigitte Brami n’est pas seule.

Si Brigitte Brami est éventuellement la seule patiente à avoir été brutalement, de son fait, privée de suivi par son psychiatre traitant, Michel Dubec, et à s’être livrée à des demandes insistantes et outrancières pour obtenir de lui des explications, elle est loin d’être la seule à avoir tenté d’obtenir du Conseil de l’Ordre des médecins qu’il se prononce. Elle est surtout loin d’être la seule ou le seul à s’interroger sur la nature exacte des expertises de Michel Dubec. Lequel, expert fort médiatique, ne voit pas toujours ses conclusions suivies par les tribunaux, loin de là. Michèle Loup, conseillère régionale de l’Île-de-France, s’était adressée à la Garde des Sceaux, Rachida Dati, pour protester contre les prises de position publiques de Michel Dubec. Notre confrère ne pouvait non plus ignorer que, du 2 au 4 mars derniers, Michel Dubec avait préféré laisser Jean-Claude Bossard soutenir les arguments qu’il avait développés dans l’affaire Pascau. Stéphane Pascau, partie civile dans l’affaire du meurtre (possiblement prémédité) de sa mère, avait eu à connaître des expertises de Michel Dubec disculpant l’assassin. « Le jury n'a été dupe de rien. L'accusé a été reconnu coupable et responsable, et condamné à cinq ans avec sursis et dix ans d'interdiction de séjour dans le département. Ceci peut paraître peu cher pour un assassinat, mais l'homme que l'on jugeait n'avait raisonnablement plus rien à faire en prison à 82 ans, ralenti et désormais handicapé, alors qu'il ne l'était pas au moment du crime. Nous avons nous-mêmes demandé à ce qu'on lui évite l'enfermement. » Ainsi s’exprime Stéphane Pascau. Un autre « expertisé » par Michel Dubec tente aussi, vainement, de faire valoir sa contradiction. Il fait état, en privé, de sa véritable « peur » qu’inspirerait Michel Dubec à qui se dresse sur sa route. C’est peut-être exagéré : Michel Dubec, physiquement, en dépit de sa prestance, ne fait peur à personne. Mais surtout, le fond de l’affaire est que Brigitte Brami a été soutenue dans sa critique du livre de Michel Dubec, Le Plaisir de tuer, co-rédigé avec la journaliste Chantal de Rudder (Seuil éditeur). Elle a été soutenue par des associations féministes, des médecins, des psychiatres, et par une pétition. On retrouvera facilement tous les éléments en ligne, sur l’Internet.

Étrange plaisir de susciter des cris

Que Michel Dubec éprouve, lors de rapports sexuels, du plaisir à obtenir « la défaveur de sa partenaire (…) à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris », est une chose. Il peut fort bien le penser. Il ne lui est cependant pas permis d’obtenir des cris d’une nature qui n’importerait pas hors d’une relation sadomasochiste entre adultes consentants. Il est surtout proche de l’insulte et de la diffamation, à l’égard des hommes n’ayant nullement le besoin ou l’envie de susciter des cris de douleur ou d’autre nature que ceux dus à un plaisir de leur partenaire, de s’exprimer de la sorte en s’autorisant de son autorité d’expert devant les tribunaux français. Mais ce n’est pas, ici, l’essentiel. Ce qui importe, c’est de comprendre la nature de l’article consacré à Michel Dubec par le chroniqueur judiciaire du Figaro. Il suffit de le consulter pour estimer, au plus proche de la mise en œuvre de moyens tendant à la meilleure objectivité possible, que cet article est laudateur, et totalement, des mois après les faits, hors d’actualité perceptible par le lectorat du Figaro. Pourquoi ?



Un échange de bons procédés ?

Parmi les chroniqueuses et chroniqueurs judiciaires ayant prudemment fait état de l’affaire Michel Dubec-Maurice Joffo, celles et ceux à n’avoir pas trouvé quelques moyens d’en minorer la portée défavorable à Michel Dubec sont rares. De mémoire, seul l’article d’Isabelle Horlans, de France Soir, sans doute l’un des quotidiens français désormais les moins lus (et c’est dommage) avec L’Humanité et La Croix (et c’est tout autant dommage), parait quelque peu susceptible de ne pas ménager Michel Dubec. Oh, la critique sous-jacente est bien faible, et il est possible qu’à trop vouloir lire entre les lignes, on se trompe.

Comme me le confiait un confrère spécialisé des affaires judiciaires tant au plan national qu’international, « tu comprends, Dubec se montre très sympa avec les journalistes, et il est généralement apprécié. ». Il est certain qu’un expert capable de fournir « la » ou « les » citation(s) qui feront mouche, structureront un article, voire fournissant un gros titre est pain béni pour le chroniqueur judiciaire. Lequel travaille dans l’urgence, est un familier des experts, des membres du barreau, de la magistrature : on s’ennuie beaucoup à attendre un jugement, on déjeune, voire dîne avec les experts, les avocats de la défense et de la partie civile, on copine avec l’escorte… Et parfois, si l’un ou l’autre est susceptible d’être un informateur privilégié, de vous livrer en douce une exclusivité, eh bien, on le « soigne », et c’est bien normal. Une fois l’exclusivité obtenue, une consœur, un confrère se chargera d’égratigner l’informateur s’il doit l’être, soit s’il le mérite. De même, pour les affaires de dopage dans le sport, la rédaction sportive sait à l’occasion se défausser sur les faits-diversiers. C’est le b-a-ba du métier qui, pour l’investigation, s’apparente (de loin, avec bien moins de moyens) à celui de détective privé. Mais il est tout simplement possible que Michel Dubec, qui jouit d’une forte notoriété, ait pu influencer naturellement, par sa faconde, Stéphane Durand-Soufflant, qui n’avait aucune raison de travestir la vérité. Faisant preuve d’une délicatesse certaine, Brigitte Brami s’abstient de relever l’inexactitude relative à sa condamnation. Des approximations de ce genre ne constituent certes pas une faute professionnelle, même vénielle, mais il est cependant bon que la lectrice ou le lecteur n’ait pas à rectifier « de soi-même », et qu’ils soient informés, ainsi que Stéphane Durant-Soufflant, de la nature exacte de la condamnation purgée par Brigitte Brami, libérée par anticipation pour conduite irréprochable en détention.



À vous de voir… voire d’agir !

L’actualité de cet article, ce serait, si j’étais mauvaise langue, d’anticiper sur les possibles réactions d’une chambre disciplinaire. Ce serait faire injure à ses membres, comme ce serait faire injure aux membres du tribunal ayant jugé Brigitte Brami, de dire qu’il suffirait d’un tel article pour les placer sous influence. Stéphane Durand-Soufflant le sait sans doute fort bien : son article n’a sans doute pas déplu à Michel Dubec, mais il ne lui sera d’aucune utilité devant une chambre disciplinaire. Cet élément ne sera sans doute ni cité, ni pris en compte d’aucune manière. De même, le droit de réponse de Brigitte Brami n’influencera pas une chambre disciplinaire. Mais une telle chambre peut-elle être influençable ? D’aucuns, dans l’affaire de la remontrance adressée au juge d’instruction de l’affaire d’Outreau ont pu le supputer. Ce ne sera pas, à l’égard de cette chambre disciplinaire, ici, ou ailleurs, de ma part, le cas. Chacun peut se fonder son opinion, conforter la pétition lancée par Brigitte Brami si, selon son intime conviction, cela semble s’imposer, ou à l’inverse soutenir Michel Dubec en lui apportant un témoignage de sympathie. Là n’est pas vraiment l’objet. Mais comme l’article de Michel Dubec a été parfois photocopié, transmis, et que le droit de réponse pourrait l’être bien moins, autant, ici, le reproduire…



« Dans un article intitulé "Les tourments d'un expert agrée par la Cour de cassation" publié dans votre édition du 20 avril 2009 dans la rubrique Société et signé par Monsieur Stéphane Durand-Souffland, Madame Brigitte B. est mise en cause. Étant aisément identifiable en raison des précisions fournies par l'article, je vous prie de bien vouloir, en application de l'article 13 de la loi du 29 juillet 1881, publier le texte suivant sans le modifier :

"Personnellement mise en cause dans un article intitulé "Les tourments d'un expert agréé par la Cour de cassation" signé de Monsieur Stéphane Durand-SOUFFLAND et publié le 20 avril dernier, je souhaite y répondre en précisant plusieurs points :

S'il est vrai que j'ai été condamnée pour des appels téléphoniques malveillants qui concernent le docteur Michel DUBEC dont j'étais la patiente, faits qui ont donné lieu à une audience dont votre journal s'est abstenu de rendre compte alors qu'elle était de nature à expliquer mon comportement, la décision à laquelle vous avez fait allusion n'a rien à voir avec ma critique de l'ouvrage du docteur Michel DUBEC, laquelle n'a donné lieu à aucune poursuite.

Contrairement à ce qui a été dit, je me suis contentée de reproduire sans les modifier des extraits d'un ouvrage public et d'attirer l'attention des personnes concernées par la lutte contre le viol sur le caractère surprenant de certaines expressions de la part d'un expert psychiatre, lequel parlant de Guy Georges a écrit: "Si un homme est trop respectueux d'une femme, il ne ‘bande pas." ; "Oui, c'était possible de s'identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré." ; "Jusque-là on peut le comprendre, et même il nous fait presque rêver". Chacun peut d'ailleurs se reporter au contexte dont ces phrases sont extraites pour en apprécier la portée.

Je ne peux être tenue pour responsable des poursuites engagées à l'encontre du docteur Michel Dubec à raison de ces propos pour deux raisons. Je n'ai pas personnellement porté plainte et les propos incriminés ont un caractère public.

Je ne suis pas non plus responsable de la condamnation définitive du docteur Michel DUBEC pour injures à caractère racial."

Croyez, Monsieur, » &c.



Une affaire qui divise certaines militantes

Que ce soit par souci d’efficacité tactique ou par conviction, certaines associations féministes ou des sites ou des individualités se sont solidarisés avec Brigitte Brami. D’autres se sont abstenues, d’autres encore ont pris leurs distances mais aucune association féministe n’a pris ouvertement fait et cause pour Michel Dubec. S’en prendre à la liberté d’expression dans le cas d’un auteur du Seuil, d’une notabilité du monde de l’édition mais aussi d’autres cercles, c’est plus délicat que de s’opposer à une quelconque agence de publicité soupçonnée de sexisme. On peut le comprendre, l’admettre. De plus, les associations ont parfois d’autres urgences, d’autres priorités. Il faut le comprendre et admettre. Il en est sans doute autrement des associations de victimes. Soit les 12 plaintes diligentées à l’encontre de Michel Dubec sont des dénonciations « fantaisistes » comme il qualifie celles des associations féministes et des femmes et des hommes qui ont dénoncé la teneur de son livre, Le Plaisir de tuer, soit pas. Il appartient à chacun de s’informer et, au besoin, de se prononcer sereinement. Ou de ne rien faire, selon son bon plaisir, qui ne saurait être assimilé à celui de faire crier ou de tuer, ou de faire condamner hâtivement…

Épilogue… provisoire

Depuis cet épisode, le droit de réponse de Brigitte Brami a été publié par Le Figaro. Michel Dubec a comparu devant la chambre disciplinaire de première instance de l'Ordre des médecins, Stéphane Durand-Soufflant venant, de même que le juge Thiel, déposer en tant que témoins de moralité pour Michel Dubec (mais aucun pigiste du Figaro n'était la pour faire état des dix plaintes visant Michel Dubec et estimées recevables). Brigitte Brami, sur nouvelle plainte pour harcèlement de la part de Michel Dubec, pour des faits concomitants a ceux lui ayant valu la première condamnation, s'est vue de nouveau, le 15 octobre 2009, condamnée a 15 mois de détention, et un mandat d'arrêt a été délivré..

Jef Tombeur



Commentaires
POURQUOI ?

J'ai avant tout besoin d'argent mais aussi :
Pourquoi ai -je si froid ?
Pourquoi me recherche t-on au fait ?
J’ai simplement voulu combattre mes crises de spasmophilie il y a 14 ans en allant chez dubec.
Pourquoi ai je si peur de retourner en prison ?
Pourquoi est ce que.je.pleure.en marchant ?
pourquoi est-ce que personne ne peut vraiment m'aider ?
Pourquoi cette.prise.de.conscience si tardive de.la saloperie.du.monde ?
Pourquoi n’ai-je plus envie de vivre ?
Pourquoi j'ai dû quitter mon quartier, mes voisins, mes habitudes et mon studio ?
Pourquoi j ai du abandonner ma chienne ?
Pourquoi je compte mes sous comme une clocharde pour payer des hôtels sordides ?
Pourquoi mon affaire parfois intéresse internautes et associations mais que ma situation concrète se dégrade de jour en jour ?
Pourquoi je me sens si lasse ?
Pourquoi les lettres recommandées AR pleuvent-elles ?
Pourquoi ce décalage entre l'innocente que tous les pores de ma peau crient que je suis et la condamnation de > (terme de Fleury Mérogis>> qu'on a décidé à mon encontre ? Pourquoi des flics ont joué les shérifs en débarquant chez ma mère de 80 ans et menaçant de défoncer la porte ?
Pourquoi Marie-Thérèse n'est plus là pour me comprendre et me soutenir ?
Comment je vais faire pour payer l'hôtel demain ?
Pourquoi même mon frère qui m'a tant soutenue vient d'abdiquer violemment ?
Pourquoi tout le monde trouve ma situation très injuste mais tout le monde reste impuissant ?
Je ne comprends plus rien,
c'est quoi ça ?
Aidez-moi !
Brigitte BRAMI

Posté par Brigitte Brami, 16 décembre 2009 à 13:41
Merci Monique

Merci Monique, tu es celle qui a le mieux et le plus complètement résumé mon affaire. (PS / G. TOUJOURS AUTANT besoin D'AIDE !). Je me servirai volontiers si tu ne vois pas d'inconvénient, de ton lien/blog comme référence auprès des autres internautes qui manquent d'infos.
Passe de très bonnes fêtes de fin d'année;
BISES;
Brigitte

Posté par Brigitte, 23 décembre 2009 à 14:06
Remerciements a ceux qui m’ont aidée dans la pénible épreuve que me fait subir volontairement le Dr et expert psychiatre : miche

Remerciements a ceux qui m’ont aidée dans la pénible épreuve que me fait subir volontairement le Dr et expert psychiatre : Michel dubec, suite à ma démarche citoyenne qui a abouti à une interdiction pour lui d'exercer pendant trois mois (jugement de la Chambre disciplinaire départementale du C.O DES Médecins du 4 décembre 2009).

Chanson Pour L'Auvergnat de Georges Brassens

Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière' d'un feu de joie

[Refrain] :
Toi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croquemort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière' d'un grand festin

[Refrain]

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière' d'un grand soleil

[Refrain]

Posté par Brigitte Brami, 10 janvier 2010 à 16:13

Écrit par : colombevoyageuse | 06/02/2010

Excellent travail, je suis ravi d'avoir attéri sur votre blog. D'habitude je ne commente jamais les blogs, même si leur contenu est excellent, mais là le vôtre méritait vraiment mes éloges !

Écrit par : hotel à nice | 05/04/2010

Superbe travail, je vous remercie de partager ces conseils, et je suis pleinement d'accord. Permettez-moi d'insister, votre article est excellent, il me faut maintenant parcourir le reste de votre site. D'ordinaire je ne commente jamais les blogs,et ce même si leur contenu est excellent, mais là le vôtre méritait complètement mes compliments !

Écrit par : hotel à nice | 19/04/2010

L'AFFAIRE POLANSI a été mise à jour et c'est Maître Georges Kiejman qui défend Polanski MAIS AUSSI michel dubec le psy qui justifie le viol ! Donc ce même Kiejman défend notre pervers national : michel dubec, le psy qui justifie le viol, déjà condamné par ailleurs par le TGI de Paris pour injures publiques à caractère raciste et religieux, et que ce même expert psychiatre auprès des tribunaux qui officie toujours actuellement et malgré une interdiction d'exercer la médecine pendant 3 mois (avec sursis) suite à une décision du Conseil départemental du Conseil de l'Ordre des médecins datant du 4 décembre 2009, cette décision faisait suite à plusieurs dizaines de plaintes, et la condamnation de michel dubec concerne la VIOLATION DU SECRET MEDICAL.
Alors, ne peut-on pas légitimement s'interroger sur le prochain pervers (et pourquoi violeur et/ou pédophile) mais toujours PUISSANT RICHE, et CELEBRE, dont Kiejman défendra les droits ?
N'hésitez pas à poster sur vos blogs et sites préférés ces informations, et bien entendu de les diffuser largement à vos listes car le combat continue; plus que jamais
Signé : le Collectif Contre le Psy qui Justifie le Viol >>
Plus d'infos sur : dubeclepsyquijustifieleviol.over-blog.fr

Écrit par : robinedesvilles | 30/05/2010

Salut à vous, je me suis relevée, ça n'a pas été facile mais l'embellie sera je l'espère perenne. ainsi, j'ai le plaisir de vous inviter :
A l'occasion du centenaire de la naissance de la naissance de Jean GENET (19 décembre 1910 -nuit du 14 au 15 avril 1986), nous avons le plaisir de vous convier à la prochaine

CAUSERIE SUR JEAN GENET LE 5 DÉCEMBRE DIMANCHE AM.
CAUSERIE SUR JEAN GENET (Brigitte Brami) + PERFORMANCE THÉÂTRALE ( SADIA MAANI) + DÉBAT -.(SALLE)
Thème : Étude spatiale du BALCON.
Dimanche 5 décembre · 16:30
Lieu à l’Hélicon-café ENTRÉE LIBRE MERCI.
99 rue de Charenton
75012 PARIS
Ce dimanche : Ambiance chaleureuse ; vous venez et partez quand vous voulez, et comme vous voulez, vous faites ce que vous voulez selon l'humeur, bref, : c’est exactement comme on aime !
A diffuser le plus largement possible stp.
Aucun niveau particulier n’est requis pour apprécier ces causeries.
B.B.

Écrit par : brigitte brami | 02/12/2010

Causeries SUR JEAN GENET de Brigitte Brami
News fraîches entendu que le lieu des causeries sur Jean Genet seront susceptibles de changer mais resteront sur Paris. Merci d'avance de faire tourner Et D'ENVOYER A VOS LISTES DE POTOS ET POSTER SUR VOS BLOG ET SITES PRÉFÈRES.
Jean Genet, centenaire, autrement « ouvert » et prolongé...
par JEF TOMBEUR.
Je ne sais si Le Balcon (1956), pièce de Jean Genet, a pu ou non inspirer en partie, autant que Sade, son Salò ou les 120 journées de Sodome à Pier Paolo Pasolini… J’aurais dû m’en informer, au cours d’une conversation à bâtons rompus, auprès de Brigitte Brami. Sans doute m’aurait-elle répondu : « peu importe ».
Brigitte Brami, spécialiste de Genet, animera, PLUSIEURS CAUSERIES « rencontres » sur JEAN GENET, centrée cette fois sur Les pièces et les écrits significatifs d’une période particulière de l’oeuvre genetienne.
S’y trouver au parterre vous incitera sans doute à dévorer l’œuvre de Jean Genet.
Mener un entretien avec Brigitte Brami relève de l’exploit. Surtout si on la connaît un peu. Peut-être parvient-elle à mener les entretiens qu’elle peut avoir avec des gens qui lui sont étrangers, sachant leur fournir un « fil » pour évoquer son approche osmotique contrariée – car non-réciproque : elle n’a sans doute jamais rencontré physiquement Genet, et j’ai oublié de lui poser la question – de l’œuvre poétique, romancée, théâtrale, et polémiste de l’auteur du Balcon. C’est une pièce, indique la quatrième de couverture de l’édition menée par Michel Corvin pour Gallimard (Folio théâtre), qui se déroule dans un singulier bordel, soit une « maison de passes » et sans doute d’estocades entre des gens qui jubilent (ou le tentent) en interprétant des personnages détenteurs du pouvoir : du sabre (général), du goupillon (évêque), de la balance (juge), du sceptre (un chef de la police aspirant à la fonction de guide, conducator, caudillo). Corvin fut l’un des profs de Brigitte Brami, et il la mentionne en note bibliographique. Elle a déjà parlé, lors de deux « causerie » à l’Hélicon Café (16 h 30, dimanche 5 déc., 99, rue de Charenton, Paris), de l’espace dans ou plutôt du Balcon, mais aussi de la pièce LES BONNES.
Peut-être se vérifiera-t-il que mon intuition relative à Pasolini et Genet n’est pas si sotte. En tout cas, a posteriori, j’ai découvert en ligne un texte universitaire d’Arnaud Marie sur cette pièce qui évoque aussi Pasolini (et les balcons d’Orgie et d’Oedipe Roi) et Garcia Lorca (La Maison de Bernarda et Les Amours de Don Perlimplin).
Brigitte Brami a comme son « compagnon » (Jean GENET)découvert d’autres approches sensuelles en détention, puis en cavale. Contrairement à une Jeanne Moreau ayant tôt découvert la marginalité et la voyoucratie (petite ou grande, et elle sera rabatteuse d’occasion, de beaux garçons pour Genet), Brigitte Brami fut, jusqu’aux abords de la trentaine, une « jeune fille rangée ». Tout bascule par hasard, sans qu’elle ait pu prendre garde, en consultant Michel Dubec, psychiatre et expert devant les tribunaux, qui finit par l’éconduire professionnellement. S’ensuit une vindicte de l’expert déboussolé : il la fait condamner pour harcèlement, elle mène une information contre son livre à lui qui justifierait le viol, récolte près de 2000 signatures contre Le Plaisir de tuer, purge six mois de détention à Fleury (sur un an prononcé, n’y reste que de juin à novembre 2008), puis, à l’issue d’un second procès lui étant défavorable, elle file en cavale d’octobre 2009 à la mi-avril 2010. La justice a fait fi d’une audition en garde à vue totalement hors les clous, mais se montre compréhensive par la suite. Elle a, assure-t-elle, totalement « tourné la page », et voue désormais Michel Dubec à son oubli. « La cavale est beaucoup plus éprouvante que la détention, en tout cas en courte peine, si la vie vous a un peu armée pour la supporter, car dans un cas, on est pris en charge, et de l’autre, c’est une lutte de tous les instants… ». La détention, « contrainte par corps », l’a paradoxalement rendue « plus désirante », et la cavale rendue encore plus proche « des milieux interlopes des quartiers nord de Paris, la porte de la Chapelle, les Quatre chemins, de la proche banlieue, Aubervilliers, Montreuil » et de ces toxicos prostituées, vendant du sexe aux hommes, « femmes fortes, libres, malgré leurs possibles dépendances à des drogues, qui ont un rapport particulier au corps », dont celui des femmes, le leur et ceux d’autres femmes, dont celui de Brigitte. Entre quelques phases de répit en province, chez des amies, elle galère. « En cavale, il n’y a que les milliardaires et les menteurs qui peuvent dire ne jamais avoir connu de graves ennuis. On essaye d’avoir deux-trois longueurs d’avance sur ses poursuivants, mais en général, on n’en a qu’une, très courte… On se fait voler, parfois tabasser, guetter dans les parkings où on se réfugie, quittant un hôtel sordide à l’aube sans trop savoir lequel autre trouver pour la nuit suivante. ». Être en détention, en fuite, au contact de cet outre-monde, cela permet-il de mieux comprendre, appréhender, sinon Genet, du moins ses écrits, récits, entretiens ? « Genet ne se résume pas à la prison et pour moi, libre ou non, au contact ou à l’écart de ces fréquentations, il est surtout un soutien pour apprendre un savoir vivre, sans trait d’union. J’ai sans doute mieux appréhendé Genet depuis Fleury et la suite, mais ce n’est pas une compréhension intellectuelle. Le savoir est livresque, la connaissance est de l’ordre de la compréhension éprouvée, du sentiment qu’il exprima d’avoir vécu tant de fins du monde que celle-ci ne pourrait vous détruire… ».
C’est tôt, alors qu’elle est, vers 1995, en année de licence de lettres que Brigitte Brami s’ouvre, sous l’égide de Marie Redonnet, déjà « totalement », à Genet. Suit ce qui serait à présent un mastère 2 (bac + 5), diverses publications universitaires sur l’œuvre, et un projet de thèse, non soutenue. « 15 ans plus tard, elle serait encore en gestation si je renonçais à l’exhaustivité que je tentais d’atteindre et surtout si je renonçais à l’honnêteté par rapport à un homme qui n’aurait sans doute pas trop aimé être ainsi institutionnalisé. Pour ne pas tomber dans l’imposture, il faut créer une œuvre à côté, ce que sera mon court texte : je mets mes pas dans les siens, à une toute autre époque, ayant vécu des choses similaires mais aussi tout autre chose… ».
Ce sera, début février 2011, un 32 pages pour Indigène éditions, et d’une certaine manière par et pour la cofondatrice de cette maison, Sylvie Crossman. LE TITRE sera : LA PRISON RUINÉE à 3 euros !.
C’est sans doute grâce à la rencontre avec l’actrice, scénariste et réalisatrice Brigitte SY, qui avait tourné Les Mains libres (voir aussi le texte de Brigitte Brami sur C4N), film sorti depuis en DVD, qui la retrouvera peut-être pour un futur projet plus étroitement commun, qu’elle a osé décrocher son téléphone pour contacter Sylvie CROSSMAN, des éditions Indigène.
« C’était le 4 mai dernier, et cette rencontre aurait pu être qualifiée par André Breton d’hasard objectif, de “ farce de l’inconscient ”, que je fais la connaissance de Brigitte SY. Rentrée chez moi, je visionne son court-métrage, Fruits de mer, véritable miracle poétique en trois minutes, qui me rend la foi dans la vie, brise un cercle vicieux d’une quinzaine d’années pour entamer un cercle vertueux. Tout s’enchaîne ensuite magnifiquement… ». Ce petit livre, La Prison ruinée ( valant citation du début d’une phrase du Captif amoureux de Genet), s’est décidé une semaine après que Brigitte Brami a convaincu oralement Sylvie Crossman qu’elle n’écrirait pas sur Genet mais « dans la tradition genetienne ». Peut-être, estime-t-elle, « que le ton assez cru et l’écriture expressive de ce nouveau regard sur la détention, ont su séduire, tout comme la volonté de rendre Genet plus proche, moins académique : il faut inciter à lire Genet et moins les textes sur Genet, ce que ce petit livre à trois euros ne sera pas, le rencontrer dans ses pièces, ses textes… ». Brigitte Brami considère que l’auteur a été « bouffé » par ses critiques qui « tiraient la couverture à eux », comme le Sartre du Saint Genet, qui l’utilise pour développer ses propres thèses. Lire Genet, c’est lire tout Genet, et se laisser guider : « Derrida a estimé que Genet avait abandonné le monde grammatical pour aller partout dans le monde où cela saute, en Palestine, sur d’autres conflits. ».
L’actuelle célébration du centenaire de sa naissance (il est décédé en avril 1986), a rarement suivi tout Genet. Les Causeries de Brigitte BRAMI l’ambitionnent...

Écrit par : brigitte brami | 17/12/2010

Finalement la quête de sens, de liberté et l'amour pour l'écriture a payé voilà les toutes nouvelles infos : d'abord dubec a été interdit d'exercer pendant 3 mois femes la médecine par décision en appel du 6 mai 2011 du Conseil de l'Ordre des médecins mais surtout :
ll vient aussi de sortir La Prison ruinée, petit livre de 40 pages décapant sur la prison, pour trois euros...aux mêmes éditions Indigène, dans la même collection : Ceux qui luttent contre le vent, et cette fois-ci d'une inconnue qui ne le restera pas longtemps :Brigitte BRAMI
Sylvie Crossman, son éditrice encore sous le choc de ce livre absolument superbe d’un tel niveau littéraire. : Brigitte Brami, 46 ans, a passé cinq mois à la maison d’arrêt des femmes à Fleury-Mérogis. Elle en rapporte ce petit chef d’œuvre de pensée et d’écriture, à contre-courant de tout ce qui s’écrit et se dit sur la prison aujourd'hui. Le livre de Brigitte Brami est l'un de nos coups de foudre, un petit bijou littéraire. plus d'infos :
http://www.facebook.com/home.php#!/pages/LA-PRISON-RUINEE/214043171941570

Écrit par : brigittebrami | 10/07/2011

Finalement la quête de sens, de liberté et l'amour pour l'écriture a payé voilà les toutes nouvelles infos : d'abord dubec a été interdit d'exercer pendant 3 mois femes la médecine par décision en appel du 6 mai 2011 du Conseil de l'Ordre des médecins mais surtout :
ll vient aussi de sortir La Prison ruinée, petit livre de 40 pages décapant sur la prison, pour trois euros...aux mêmes éditions Indigène, dans la même collection : Ceux qui luttent contre le vent, et cette fois-ci d'une inconnue qui ne le restera pas longtemps: LA PRISON RUINÉE de Brigitte BRAMI
Sylvie Crossman, son éditrice encore sous le choc de ce livre absolument superbe d’un tel niveau littéraire. : Brigitte Brami, 46 ans, a passé cinq mois à la maison d’arrêt des femmes à Fleury-Mérogis. Elle en rapporte ce petit chef d’œuvre de pensée et d’écriture, à contre-courant de tout ce qui s’écrit et se dit sur la prison aujourd'hui. Le livre de Brigitte Brami est l'un de nos coups de foudre, un petit bijou littéraire. plus d'infos :
http://www.facebook.com/home.php#!/pages/LA-PRISON-RUINEE/214043171941570

Écrit par : brigittebrami | 10/07/2011

Bonjour,
La Prison ruinée va être désormais très difficile à se procurer dans ses lieux de vente habituels; y compris en ligne.
Il est ainsi fort probable qu'on vous invoque : une rupture de stock chez l'éditeur, ou selon la formule consacrée : indisponible temporairement chez l'éditeur
La Prison ruinée contre toute attente a été bien vendue, très bien vendue : à 4111 exemplaires en un peu plus de quatre mois, et cela UNIQUEMENT grâce au bouche oreille, c'est-à-dire grâce à VOTRE bouche et à VOS oreilles. Je tiens à vous en remercier ici chaleureusement vous toutes et tous.
L'aventure ne s'arrête pas là : Si vous désirez vous procurer un ou plusieurs exemplaires de La Prison ruinée, vous pouvez adresser un chèque (à mon nom) de quatre euros et 50 C. (4E50) pour chaque exemplaire, frais de port compris ( pour la France )à l'adresse suivante :
Brigitte Brami
1, rue Vidal de la Blache
75020 PARIS
Ne vous inquiétez pas c'est une adresse administrative et non domiciliaire !
Je compte sur vous pour poster, envoyer aux sites, blogs, listes de contacts, presse, etc., cet événement.
Merci d'avance,
Brigitte BRAMI
brigittebrami@yahoo.fr
Tél. 06 49 35 99 78
TROIS LIENS QUI LIBÈRENT... :
http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2011/07/18/la-prison-ruinee-brigitte-brami.html
http://www.facebook.com/laprisonruinee#!/pages/LA-PRISON-RUINEE/214043171941570
http://www.facebook.com/laprisonruinee#!/event.php?eid=133423576743834

Écrit par : brigittebrami | 28/07/2011

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