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17/10/2014

Le Courrier de la Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvreté - N° 267 du 17 octobre 2014

*SOMMAIRE*
1  Manifestation pour Kobanê – 2  Déclaration de la Marche mondiale des femmes Europe en solidarité avec les femmes kurdes en lutte – 3 Nigéria : 6 mois de captivité pour les lycéennes enlevées -4  Appel : Agissons maintenant contre les violences sexistes et sexuelles au travail -5  Pinar Selek, annulation de sa condamnation à perpétuité –6  le 17 octobre - Journée international de lutte contre la pauvreté !  Quand les
femmes sont pauvres leurs droits ne sont pas protégés ! – 7  Canada : Le projet de loi C36 sur la criminalisation des clients prostitueurs et des proxénètes - 9  Tribune des maires et élu-es municipaux : Pour l’adoption d’une politique globale et progressiste en matière de prostitution – 10  Prix Nobel de la paix à Malala Yousafzaï et à Kailash Satyarthi – 11  Prostitution : Manifeste des traumathérapeutes allemand-es – 12  Le poncif sexiste de la semaine - 13 Pour les femmes dans les médias - Françoise Laborde - 14  Féminisation des noms : la mise au point de l'Académie française – 15   "Agir contre les violences masculines: quels enjeux d'accessibilité pour les femmes sourdes ?" – 16  1ère conférence du réseau international féministe et  laïque - 17  Film : « Deux fois » -

N° 267

03/12/2012

Selon le poète, la femme est l'avenir de l'homme, mais la femme est elle l’avenir de l’homme pieux ?

« Le pvitrail.gifoète a toujours raison / Qui détruit l'ancienne oraison / L'image d'Eve et de la pomme / Face aux vieilles malédictions / Je déclare avec Aragon /La femme est l'avenir de l'homme. »

Allons faire un tour du côté du Coran, De l'Ancien testament, du Nouveau Testament, du judaïsme et de la Genèse, du noble Boudhisme, de l'Hinduisme...Lire  l'article

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Entretien avec Clémentine Autain et Elsa Dorin

La question : 3 dessins sigles F.jpgoù en est le féminisme ? "...Les féminismes semblent de plus en plus visibles dans le paysage social et politique. Les intellectuelles militantes Clémentine Autain et Elsa Dorlin en éclairent les enjeux actuels..." Lire la suite

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06/10/2011

La théorie du genre à l'école : LA PHILOSOPHE JUDITH BUTLER ATTAQUÉE PAR DES DÉPUTÉS DE DROITE ET DES CATHOLIQUES CONSERVATEURS RÉPOND

"Il faut choisir. Soit vous êtes en faveur d’un véritable enseignement sur toutes ces questions, soit non. 1519352235.jpgFaut-il rappeler que les « études sur le genre » explorent depuis plusieurs décennies des nombreux domaines des sciences humaines, et plus largement, et qu’il est donc absurde de parler d’une polémique pour ou contre une « théorie du genre », ou d’une « idéologie ». C’est juste faire preuve d’ignorance....Lire la suite

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21/06/2011

Les femmes dans les médias par Frédérique Roussel

nature morte.jpg"Les chiffres n’ont pas d’état d’âme.
 Dans le cas de la place des femmes dans les médias, ils pourraient pourtant passer pour cruels. Le colloque des Nouvelles News., qui s’est tenu à Paris, programmé bien avant l’affaire Strauss-Kahn, a engagé le propos avec quelques indicateurs bien sentis... 24% des personnes dont il est question dans l’actualité sont des femmes. Un expert interviewé sur cinq est une femme... il y a 45% de femmes journalistes, 58,5% de pigistes femmes et on ne compte que 18% de dirigeantes à la tête des médias...Un relevé des temps de parole en 2008 sur des radios jeunes ... montrait que les filles occupaient 7% du temps contre 93% pour les garçons. Taux de présence minoré, taux d’expression minoré, taux d’identification minoré..."Lire l'ensemble

Faites vous même une expérience : prenez un journal et regardez à quelle page 1/ un article est écrit par une femme 2/ le sujet est une femme...Dites nous vos  résultats en cliquant sur "commentaires" ci-dessous.

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13/11/2009

Pourquoi la parité lexicale n'existe-t-elle pas ?

a.jpgPour des raisons idéologiques, essentiellement. Refuser de nommer, c'est refuser de donner une place, de rendre visible. Historiquement, pourtant, le français comportait beaucoup d'équivalences de métiers au féminin. Mais, à mesure que les femmes ont été exclues de certains domaines professionnels, la féminisation des mots a reculé...Lire la suite Pour en savoir Plus
En 1984 est créée, à l’initiative d’Yvette ROUDY, la première commission de terminologie
En 1986, la circulaire affirme qu’il est discriminatoire de n’employer que le masculin.
En 1990, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe recommande une élimination du sexisme dans le langage.

Nous programmerons un caféministe sur ce sujet

A lire "Pourquoi en finir avec la féminisation linguistique ou la recheche des mots perdus"

de Louise-laurence Larivière

09:56 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

24/07/2009

La burka

Une revue de presse quasi exhaustive a été réalisée par le Mouvement Français pour le Planning Familial. Cette revue de presse a le mérite de mettre en évidence une multiplicité de points de vues tant politiques que féministes qui permettront de se construire une philosophie.


09:06 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2008

Déclaration féministe à Crest pour le 60è anniversaire de la Déclaration des Droits Humains

IMG_0627.JPG

"...Plus de 50 ans après, à la Conférence mondiale de Durban en 2001, l'invisibilité des femmes est encore totale : censure de toute parole, réunion annulée, suppression de phrases condamnant leur oppression dans le document final, dans le cadre des négociations entre états,  l'Iran impose même que le mot femme soit supprimé du texte.......  au nom du respect de l'autodétermination des états, les régimes autoritaires ont une grande largesse de manoeuvre. Un exemple : au bureau de la commission sur le statut de la femme siègent des représentants de la République islamique d'Iran. On cherchera en vain, des résolutions sur des milliers de femmes violées, mutilées, déplacée, lapidées, vendues..."femmes et  dudh.doc

22:53 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

11/12/2008

Proposition d'articles à lire

"Femmes/Hommes  Historique d'une relation compliqée" de Martine COSTES PEPLINSKI Auteure de Nature Culture Guerre et Prostitution ..".....Je vous propose un retour sur l’histoire du droit écrit qui a fondé l’exclusion des femmes de tout droit  civil et économique. Et si ce droit n’a plus cours aujourd’hui en France, il demeure inscrit culturellement que les  femmes sont incapables de gérer leur propre vie et encore moins la vie publique !..." Historique d'une relation

Pour une alternative féministe (retour à l'histoire)"...Etre féministe, ce n'est pas haïr les hommes, mais considérer qu'il y a un rapport social fondé  sur la domination masculine qui entraîne pour les femmes des discriminations systématiques et pour les hommes des privilèges, rapport qu'il faut changer par une lutte collective, en particulier celle des femmes..." Pour une alternative féministe

16:08 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (1)

16/04/2007

Dans le monde diplo du mois d'avril...

Une double page est consacrée aux femmes : medium_30ansloisVeil037.2.jpg"Les acquis féministes sont ils irreversibles ?". En sous titre : pressions religieuses, obstacle à l'avortement, discréminations face à l'emploi. Article de Mona Chollet : "L'engagement des femmes semble souvent naître ainsi : du constat brutal d'un décalage entre le discours que le société tient sur elle même et la réalité....."

11:59 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2007

Pour une alternative féministe...

L'oppression des femmes a précédé le capitalisme, elle est attestée, sous des formes très violentes, dans des sociétés sans classe et sans Etat. Les sociétés de classe, depuis l'Antiquité, se sont réappropriées cette oppression pour assurer leur pérennité. Néanmoins, le développement du capitalisme a eu et a encore des effets contradictoires sur cette oppression...

Monique Dental(Réseau féministe : Ruptures)
Lire la suite Pour_une_alternative_feministe.3.3.pdf

09:50 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

23/02/2007

Leïla Salem :"La désobéissance civique est la respiration de la démocratie"

Antigone est la première personne, dans l’histoire de l’humanité, reprise au niveau théâtral, à symboliser les droits humains fondamentaux.... Son histoire représente le combat pour les droits humains face à la logique d’Etat qui, elle, broie...Elles [Les grandes avancées sociales]viennent souvent des femmes et c’est un clin d’œil : le pouvoir a toujours été symbolisé par les hommes. Le fait que ce soient les femmes qui symbolisent la résistance au pouvoir machiste et la construction de l’Etat est porteur d’espoir. C’est aussi, à notre époque, un combat qui est permanent face à une forme de société patriarcale...Lire l'article :ANTIGONE.rtf

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20/02/2007

Pour rire un peu....

 Pour rire un peu, il vous suffit d' un clic... Lesroismages_GM-1_1_.06_.pps

23:30 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2007

Déassujettissement de Michèle Riot-Sarcey

Le monde, les rapports humains se pensent à partir d'outils voire de modèles théoriques et en fonction d'une pratique politique. Un constat s'impose : les individus, même les plus critiques, ceux qui rejettent l'universel comme non-vérité, pensent, s'identifient, analysent, instrumentalisent ce monde à partir de concepts ou d'un penser philosophique qui n'ont cessé d'occulter l'existence même des femmes en tant qu'êtres humains....Lire la suite : Deassujettissemen12.rtf

10:40 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

Femmes, Hommes Historique d'une relation compliquée

Martine COSTES PEPLINSKI Auteure de Nature Culture Guerre et Prostitution (L’harmattan 2002) propose un retour sur l’histoire du droit écrit qui a fondé l’exclusion des femmes de tout droit civil et économique. Et si ce droit n’a plus cours aujourd’hui en France, il demeure inscrit culturellement que les femmes sont incapables de gérer leur propre vie et encore moins la vie publique ! Lire la suite :Clic sur : F_et_H_historique_d_une_copie_1

10:30 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (2)

19/01/2007

Le retour en force du religieux, danger pour les femmes...


L'Union des FAmilles Laïques se déclare consternée par l'entêtement des associations anti-IVG à lutter contre le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps et le droit des couples à choisir librement le moment de procréation. Après l'inauguration en grande pompe de la place Jean-Paul II à Paris, après l'érection d'une statue du pontife en Bretagne, voilà que pour la troisième année consécutive, des associations rejointes cette fois par les AFC (Associations Familiales Catholiques) vont défiler dans les prochains jours pour réclamer l'abrogation de la loi Veil, jugée comme "un bouleversement de valeurs fondamentales" et tenter de peser sur la campagne présidentielle. Lire la suite : Attaque_des_anti-ivg.doc

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25/12/2006

le Genre ??

Il faut distinguer sexe biologique et genre social. Le genre est la construction sociale, culturelle et historique des catégories du masculin et du féminin. Les féministes ont crée ce concept pour mettre en évidence l’importance de l’éducation et de la socialisation dans la formation des attitudes et comportements que la société attend de chacun des deux sexes, en fonction des normes que celle-ci a construite. « Les sociétés humaines, avec une remarquable monotonie, surdéterminent la différenciation biologique en assignant aux deux sexes des fonctions différentes ( divisées, séparées, hiérarchisées) dans le corps social en son entier"… »Lire suite Le_genre.4.doc

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20/12/2006

Etre femme en 2007

Au niveau mondial :
- Les femmes fournissent 2/3 des heures de travail
, mais ne gagnent que 1/10e du revenu mondial et ne possèdent que 1/100e de la fortune mondiale
- Sur les 1,3 milliards d’êtres humains qui vivent en dessous du seuil absolu de la pauvreté, 70 % sont des femmes en 95 et 80 % en 2000 en 90% en 2005.
- L’agriculture est une tâche des femmes pour 80 % en Afrique, 60 % en Amérique latine, 40 % en Asie. Mais on parle toujours des «agriculteurs»…
- Prés de 80 % des 27 millions de réfugiéEs sont des femmes.
- La pratique de l’excision et de l’infibulation touche 130 millions de femmes dans une trentaine de pays
- 80 à 90 % des familles pauvres sont des ménages avec une femme seule.
- Les femmes ne représentent que 14 % des parlementaires dans le monde
- Chaque année 4 millions de femmes et de filles sont vendues à des proxénètes, à des marchands d’esclaves ou à des futurs maris.
- Les 2/3 des analphabètes adultes sont des femmes.
Plus de 30 % des femmes sont confrontées à la violence domestique.

Lire la suite (niveau européen, français...) « Etre_femmes_en_2007 ».pdf

18:30 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0)

26/11/2006

Osons prendre la parole

Mon expérience : la difficulté à prendre la parole dans l’espace qui s’ouvre devant moi, c’est-à-dire dans mon travail, et dans les réunions militantes. Oser et quand j’ose l’impression très forte que ma parole n’est pas comme il faut, qu’elle est décalée à 2 niveaux ; dans la forme :elle est empreinte, que dis-je, envahie, d’émotion, de ressentis. Dans son contenu, elle est subversive, non recevable, hors sujet en quelques sortes..... Ce fut un combat de plusieurs années (contre moi-même surtout) et je crois qu’il ne se termine jamais, la vigilance est nécessaire, pour comprendre ce qui se jouait là, analyser les mécanismes de la domination, ce que j’avais intégré contre mon gré, ce que je bousculais et qui était à ce point irrecevable....osons_prendre_la_parole.pdf

11:05 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (2)

04/11/2006

Sexisme et patriarcat

Le sexisme latent persiste partout. N’importe quels propos sexistes dans tous les milieux sont permis et ne portent pas préjudices à ses auteurs, ni au niveau personnel, ni au niveau juridique. Le propos sexiste n’est qu’une toute petite partie de l’iceberg. Il prend racine dans le système de domination qui nous enveloppe de toute part et qui structure la société.En réaction, les femmes se sont organisées, elles sont devenues « des féministes ». « Le féminisme désigne l’ensemble des tentatives menées par des femmes pour leur reconnaissance, leur autodétermination, leur participation politique et le respect de leurs droits »* Le féminisme, plutôt les féminismes, car il y a une pluralité des engagements individuels et collectifs ont des points communs : le refus des préjugés, le rejet du sexisme et des normes patriarcales, la volonté d’ouvrir l’espace public aux femmes, la volonté de créer des résistances internationales. Rappel : la conférence internationale de La Haye en 1915. 1200 femmes réunies de 12 pays belligérants ont tenté la paix.. Aucun livre d’histoire ne cite cette conférence, pourtant leurs propositions sont toujours d’actualité à ce jour et le traité de paix de l’après-guerre s’est fortement inspiré de leurs réflexions et propositions, sans les nommer bien sûr.

Lire suite :SEXISME_ET_PATRIARCAT.3.rtf

Article rédigé à partir du livre « Le Siècle des Féminismes » ouvrage collectif AUX EDITONS DE L’ATELIER février 2004

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04/10/2006

Formation féministe

 Dans le cadre du projet form’action-rhône-alpes la formation sur le module 'féminisme' était animée la matinée par Monique Crinon, Ismahane Chouder et Saïda Kada. L’après midi, les participants ont pu débattre davantage des questions posées dans des ateliers de réflexion répartis sur plusieurs sujets.


Monique Crinon

Monique Crinon est intervenue pour mettre en exergue les racines historiques du(es) féminisme(s). Une tache qu’elle annonce ardue vue que les dominés, tels que les esclaves, les femmes, n’ont pas d’histoire. Celle-ci est tracée par les dominants (en l’occurrence ici les hommes).

Pour comprendre le mouvement féministe, ou du moins ce qui y semble contradictoire, il est nécessaire de le rattacher au contexte historique.

Le débat des femmes est un débat d’êtres pensants qui peuvent être en accord comme en désaccord, un débats qui reproduit les débats respectifs de leurs sociétés (croyante ou non, musulmane, sioniste, …). Ce sont des débats internes qui restent dans la sphère politique et non pas émotionnelle. On ne peut ainsi juger un mouvement en perpétuelle interaction avec son contexte comme s’il évoluait dans une sphère isolée, il faut le voir à travers le miroir de la société.

On peut se poser la question de la place de la Femme et de son invisibilité : Est-ce naturel ou pas ? Ceci constitue la première question de remise en cause du système. En effet, pour les dominées, il est difficile de contester ce qui à terme se perçoit comme tout à fait naturel.

Le constat fondateur qui légitime le mouvement est que la division des rôles faite autour du sexe a relégué la femme dans une place inférieur en terme financier, symbolique et humain.

«Est-ce que la différence sexuelle, biologique doit nécessairement impliquer une différence des rôles ?» s'interroge l'intervenante. Avant la naissance du féminisme, n’y avait-il rien ? 

Dans l’histoire, il y a eu toujours des femmes qui ont surgis de la place où on voulait les mettre. Et ceci de deux façon : de l’extérieur de la religion comme de l’intérieur. Deux champs, religieux et non religieux, on servit comme socle de résistance. Des exemples sont cités :

Hildegarde de Bingen : Dame du 12ème siècle internée dès l’âge de huit ans dans le couvent. Elle y est restée jusqu’à l’age de 88 ans. Sa retraite de la société, où les pressions sociales ne permettaient pas aux femmes de faire preuve d’ingéniosité, lui a permis de se libérer. Le milieu religieux fermé fût ici un rempart qui permit à cette femme d’évoluer à l’abri d’une société qui l’aurait aplati.

Les « recluses » : une communauté religieuse qui s’inspire de Jeanne Le Ber (1662-1714)  dite « la recluse » car vécut en réclusion totale.




journée de formation "féminisme"

Les « béguines » femmes de foi, n’ayant pas fait de vœux de chasteté, qui vivent généralement en communauté autonome en dehors du couvent. Le mouvement remonte au moyen age et n’a pas été accepté par l’Eglise car perçu comme concurrent. Certaines fondatrices ont été brûlées de ce faite. Ces femmes avaient développé des pratiques en matière de soins et comptent peut être parmi elles les premières sages femmes. Il est peut être trop tôt à cette époque de parler de résistance. C’est plutôt une posture d’affirmation.

De l’extérieur du champs religieux, « les sorcières », grandes dames persécutées par l’Eglise, comptent des milliers de brûlées car héritières d’un savoir médicale (médecine des plantes) en un moment où on ne pouvait pas touché au corps humain. Leurs activités s’articulaient autour du social (maternité, …).

A partir de quel moment, peut-on parler de féminisme ? A partir de quel moment il devient un réel mouvement et non pas une exception dans la société ?

C’est avec le développement de l’industrie que l’on a vu apparaître le féminisme. On peut souligner les Saint-simoniennes  (1830) comme exemple : Elles luttaient pour une égalité dans les rapports sociaux. Elles occupaient essentiellement le champ politique dans le cadre de la lutte ouvrière. Elles étaient présentes dans les manifestations et dans les rues, mais toujours sous tutelle masculine. On peut citer Flora Tristan, Louise Michel, les suffragettes,  nom donné aux femmes qui luttaient pour le droit de vote, et bien d’autres.

En 1850 la Loi Falloux est votée : Elle statue le caractère obligatoire de l’école pour les filles dans les communes de plus de 800 habitants. C’est donc un début du droit d’accès au savoir.

Etre féministe c’est « identifier l’oppression faite aux femmes comme de type patriarcal » ou encore « dire que ce que vivent les femmes résulte d’un système de domination patriarcal. » Le patriarcat traverse tous les systèmes de pensée et épouse plusieurs formes, de ce faite il est présent dans toutes les couches sociales et dans tous les domaines. Le terme « féminisme » est apparu lorsque la lutte des femmes a investi le champ politique. « Investir l’espace politique c’est se donner les moyens d’agir. »

Deux tendances féministes (voir aussi cette page de discussion) sont distinguées : les essentialistes soutenant qu’il y a une différence essentielle entre l’homme et la femme ; et les existentialistes (ou radicales) soutenant que cette différence n’est que le résultat d’une histoire et de ce fait elle ne peut être le socle d’un statut social différent pour les femmes.

Le féminisme moderne se concentre sur différents problèmes : Que ce soit la lutte contre le système patriarcal que l’on retrouve dans toutes les sphères (cf.  Simone de Beauvoir) ou l’oppression au sein de la famille.

La définition de la liberté et de l’émancipation chez les féministes ne peut être dogmatique dans le sens où elle privilégierait exclusivement un modèle de liberté associé à l’occident plutôt qu’un autre. Il faut, dit-elle, « faire attention au système de domination qu’on véhicule lorsqu’on en combat un autre. »


Ismahane Chouder

Ismahane Chouder qui intervient sur le thème « femmes et religions » marque un arrêt pour préciser certains éléments de base.

  • Le patriarcat n’a pas de fondements théologiques ou théoriques, tout en reconnaissant que celui-ci a souvent été pratiqué dans l’histoire au nom des religions. « On ne peut mettre en avant la religion comme vecteur de l’oppression des femmes, auquel cas, dans les sociétés ayant évacué le religieux, les droits des femmes seraient choses acquises. »

  • « Je fonde ma démarche féministe sur le faite qu’on ne peut résumé la question (de l’oppression des femmes) à la cause religieuse. » dit-elle. Elle distingue de ce fait « religion » et « systèmes religieux » pour dire que ces systèmes ont souvent relayé l’oppression masculine à travers l’histoire.

  • Il n’y a pas d’hiérarchie d’oppression liée à la civilisation, l’ère ou la race. C'est-à-dire qu’une oppression faite dans une société occidentale ne serait pas plus acceptable qu’une oppression semblable faite dans une société musulmane par exemple. Ni qu’une oppression faite par un blanc serait plus tolérable qu’une oppression dont l’auteur serait noir. Ou encore qu’une oppression faite par un cadre riche serait plus civilisée qu’une autre faite par un ouvrier pauvre.



Un débat riche et ouvert

Du coté des musulmans il est important de mettre en place une grille de perception qui distingue trois choses : Les textes, les lectures, les pratiques. Souvent, les systèmes religieux se sont octroyés le droit exclusif d’interpréter les textes et ont consacré une réalité où la femme serait inférieure par décret divin.

Le féminisme musulman est un féminisme qui revendique une justice pour les femmes en même temps qu’une justice pour la société entière faite de femmes et d’hommes. Il ne se reconnaît pas de ce faite dans un féminisme « revanchard » (dénoncé notamment par Élisabeth Badinter) qui œuvre pour des droits de la femme au détriment de la condition masculine. On reconnaît une telle orientation chez des associations de femmes musulmanes qui réduisent les jeunes des quartiers à un statut de triple V : « Voileur, Voleur et Violeur ».

L’intervenante conclut sur la nécessite de reconnaître autant de stratégies d’émancipations qu’il y a de femmes et de champs de culture. Le féminisme musulman qui aura besoin dans un premier temps de s’identifier en tant que tel est un début vers un féminisme au-delà des particularités.


Saïda Kada

Saïda Kada est intervenue sous le thème « les héritières de l’immigration coloniale » sur la condition des femmes musulmanes ‘issues de l’immigration’ vis-à-vis des mouvements féministes qui évoluaient en France. C’est une histoire de regard dit-elle. Au moment où l’on regardait la femme européenne à travers le miroir de la liberté et de l’émancipation, les femmes d’ailleurs (Maghreb entre autres) étaient vues à travers le miroir de l’orientalisme.

Ces femmes d’ici et d’ailleurs se trouvent partager aujourd’hui le même espace.

A l’arrivée des immigrés le débat semblait être clos avant même qu’il ne commence. Ces femmes étaient perçues comme incapables de penser la liberté.

A l’intérieur de la sphère musulmane les choses ne sont pas plus simples. Le travail des femmes de foi musulmanes semble plafonné au statut d’épouses. C’est un rôle auquel le fiqh (jurisprudence musulmane) dominant à réduit la femme musulmane et qui en fin de compte semble plus « une histoire d’homme, écrite par des hommes, pour les hommes. » La plupart des écrits sont centrés sur la fonction de la femme plutôt que sur l’individu lui-même ou ses sentiments.

De ce fait, en France, au moment où dans certaines associations les musulmans hommes pensent déjà à une perspective de parti politique, les sœurs elles sont toujours et depuis plus d’une décennie cloîtrées dans leurs préoccupations domestiques même lorsqu’elles se constituent en association pour fonder un travail collectif.



Une ambiance conviviale

Lorsque ce genre d’interrogation, perçues comme choquantes, est émis par des femmes, celles-ci sont « renvoyées vers le blasphème. » Force est de constater qu’on a longtemps divinisé des produits de déductions humaines, en l’occurrence la tradition juridique accumulée depuis des siècles. Force est de constater aussi que les fatwas au niveau de l’Europe ont beaucoup évolué en fonction du contexte et de la présence des musulmans dans ce contexte. Cependant, la jurisprudence des femmes n’a pas bougé d’un iota « comme s’il y avait eu un arrêt sur image. »

On a transformé notre islam à une sorte de fable, de mythe, dit l’intervenante. On a tendance à se contenter de reprendre les histoires des compagnons et des compagnes sans que cela nous suggère d’exister sur le terrain.

Pour finir, Saïda Kada affirme qu’elle ne se revendique pas du féminisme. La question pour elle est d’abord de savoir ce qu’on apporte pour les femmes sur le terrain plutôt que de se revendiquer d’une doctrine ou une autre.

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10/06/2006

De Claude Guillon Sur la sexualité

I/ Si la « sexualité » comme activité séparée est une invention du XIXe siècle scientifique et hygiéniste, le goût du plaisir et l’érotisme traversent les âges et les civilisations…..Dans la société féodale, en Chine et en Russie, le statut inférieur des femmes a cristallisé la prise de conscience des élites progressistes et fourni parallèlement des arguments émotionnels à la réaction. On sait que Mao Zedong participa au mouvement des intellectuels contre les mariages arrangés, la chasteté imposée aux femmes par des hommes polygames et l’incitation au suicide des veuves….

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Une société capitaliste et patriarcale

L'oppression des femmes a précédé le capitalisme, elle est attestée, sous des formes très violentes, dans des sociétés sans classe et sans Etat. Les sociétés de classe, depuis l'Antiquité, se sont réappropriées cette oppression pour assurer leur pérennité. Néanmoins, le développement du capitalisme a eu et a encore des effets contradictoires sur cette oppression.
A partir du XVIIIe et tout au long du XIXe siècle, la séparation des rôles fémininset masculins a été théorisée par la bourgeoisie européenne. Les hommes furent considérés comme les pourvoyeurs principaux de la famille, les femmes comme les ménagères et les éducatrices « naturelles » des enfants. Mais ce modèle, fondé sur l'enfermement des femmes bourgeoises dans la famille, s'est généralisé à toute la société quand bien même la majorité des femmes des milieux populaires (en ville ou à la campagne) continuait de travailler pour vivre. Cette assignation prioritaire des femmes au travail domestique a légitimé les salaires "d'appoint" et l'exclusion des femmes de la vie politique. Mais les évolutions du système capitaliste ont modifié le rapport de domination existant : après avoir grossi les rangs des ouvriers, en tant que main d'œuvre moins organisée et moins chère, les femmes ont pénétré progressivement les nouveaux secteurs de la vie économique comme le tertiaire, acquérant avec le statut de salariées, une nouvelle autonomie par rapport à leur conjoint.
Pour autant, il leur a fallu attendre, en France, 1944 pour obtenir le droit de vote et 1965, pour avoir le droit de travailler sans l'autorisation de leur époux !

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